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  • : Les écolos du Pays de Riom
  • Les écolos du Pays de Riom
  • : Des élus, des militants de partis ou d'associations, des citoyens sans appartenance qui se reconnaissent dans les thèmes écolos.
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PENSER GLOBAL AGIR LOCAL

Vous vous êtes résigné à voter utile pour les présidentielles, mais votre besoin d'écologie est resté insatisfait. L'urgence est derrière nous
 

 

Vous en avez assez de la crise économique ? 

Cette crise est sociale, environnementale et financière, c’est une crise systémique, dont on ne pourra sortir qu'en s'engageant dans de profonds changements. Les citoyens paient la crise provoquée par les banques d’affaires et les spéculateurs, avec l’assentiment des Etats.

Vous ne croyez plus que la croissance nous sauvera ? La recherche systématique de quelques centièmes de point de croissance supplémentaire ne résoudra pas l’affaire, contrairement à ce qu’on nous martèle chaque jour. La croissance qu’on a connue dans les années 70 est terminée, parce qu'elle se basait sur une consommation effrénée d'énergie et de matières premières qui s'épuisent aujourd'hui. Nous avons besoin d'un autre modèle de civilisation.

Vous voulez  recréer de l'emploi, et une transition énergétique durable, ambitieuse, la seule à même de limiter dans le temps l’augmentation du prix de l’énergie, protégeant votre santé et celle de vos enfants ?

La problématique écologique ne peut pas être simplement traitée par des solutions purement économiques, des ajustements mineurs. Les activités les moins polluantes, les énergies renouvelables, les circuits courts offrent plus d'emplois, et c’est un élément décisif aujourd’hui en période de crise et de montée du chômage. Remettre en question nos modes de vie, c’est franchir un pas déterminant pour traiter globalement la question écologique : la gestion des déchets, l’épuisement des ressources, les atteintes irrémédiables à la biosphère …


Et en plus, ça pourrait se faire dans la joie et la bonne humeur !

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:53

L’hôpital de Riom desservait outre la ville et ses environs, toute la région des Combrailles.

Certes, quand on habite Bourg-Lastic on va plutôt à Clermont, et de Montaigut en Combrailles plutôt vers Montluçon, mais enfin notre bon vieil hôpital Riomois accueillait une bonne partie des habitants de la circonscription.

On a commencé par dire qu’il ne réalisait pas assez d’accouchements, et on a expédié les futures mamans à Clermont. Puis on a retiré des services petit à petit. Le bloc chirurgical est fermé le samedi dimanche et jours fériés, et à partir de 17h en semaine. Il n’y a plus de garde par manque d’anesthésiste. Et voilà qu’on se retrouve avec un mini-service des urgences – mini par la  surface ! (240m²) car il est quand même le deuxième du département, avec 17 000 patients/an contre environ 47 000 pour Clermont (+ 23 000 pour la pédiatrie)- en perpétuel manque de moyens humains, un grand service pour les personnes âgées, et un peu de médecine générale. Je caricature à peine !

Et puis ça coûte un peu trop cher d'entretenir les bâtiments, et surtout de les mettre aux normes ! Alors n'espérons pas améliorer le confort des patients.

Il n’est pas possible d’avoir un hôpital performant dans tous les villages de France. Mais comment l’accès à la santé doit-il se gérer en France ?

 

D’abord et comme sur tous les sujets, par la prévention. Personne ne nie que la misère, la précarité, les logements insalubres et le manque de formation en soins de santé primaire sont les causes qui dégradent beaucoup la santé. Un environnement sain (air, eau, nourriture…), des conditions de travail apaisées (prévention des problèmes dus au stress, aux accidents de la circulation…), la lutte conte les addictions (tabac, alcool, drogues, médicaments…) et les maladies de civilisation (diabète, cancer,   obésité, asthme, allergies, maladies neurologiques), le suivi par des médecins de PMI, des médecins scolaires et du travail, permettront de vivre en bonne santé plus longtemps.

Ensuite par la médecine de proximité, d’abord par les médecins dits « de ville » et « de campagne », et c’est là que le bât blesse. Il faut que de jeunes médecins s’installent en campagne, et pour cela mettre à leur disposition des maisons de la santé et de l’autonomie, où ils pourront se regrouper afin d’avoir des conditions de vie plus conformes aux habitudes modernes. Sans doute aussi instaurer un numerus clausus comme pour les pharmaciens, afin de les empêcher de s’installer tous à Clermont… Et bien sûr, pour que de jeune médecins s'installent hors de la grande ville, il faut des campagnes vivantes, bien desservies, avec des écoles et des loisirs, des services publics, quoi !  Ensuite former des spécialistes en plus grand nombre, je pense aux gynécologues, ophtalmos, pédiatres…

 

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Et enfin, par différents niveaux d’hospitalisation : mais tout d’abord rappelons qu'un hôpital n’a pas à être rentable. Les hôpitaux sont étranglés par la T2A. La T2A, c’est la tarification à l’activité : une appendicite vaut tant, qu’elle soit sans problème ou avec complication ; et elle est proportionnellement bien mieux remboursée que la prise en charge d’un patient âgé, avec des pathologies multiples. Certains administratifs et médecins, tout comme beaucoup de politiques,  sont convaincus que la régulation de la santé doit passer par une réduction de l’offre. Un hôpital donc,  doit être au service de la population. Accouchements de proximité sauf si grossesse difficile, soins de suite des grosses interventions, médecine ambulatoire (qui nécessite une hospitalisation d’une journée) peuvent se faire dans un hôpital de la taille de celui de Riom. Et pourquoi pas à Pionsat aussi ? Certes, Pionsat souffre de son isolement (45 mn à partir de Riom pour le SMUR ; 30 mn de Montluçon, mais comme Montlucon manque de personnel, et qu’en plus on change de département (ah, les limites administratives !!!) c’est le plus souvent Riom qui est mobilisé. Mais les habitants du secteur, a-t-on pensé à eux ?  Eux aussi sont isolés et ont besoin d’un centre de santé à proximité. Pionsat qui a beaucoup misé sur la rééducation fonctionnelle compte certainement les compétences nécessaires. Evidemment, cela demande aussi que les habitants du territoire fassent fonctionner leur hôpital de proximité, car ils ont souvent tendance à le réclamer, puis à se faire hospitaliser à la grande ville, persuadés (et souvent à tort) qu’ils y seront mieux soignés…

Et bien sûr, tout ce qui demande une grande spécialisation se réalisera  toujours dans les hôpitaux publics de grande ville.

Il y aurait encore beaucoup à dire, notamment sur le financement de la santé. Cela fera l’objet d’un prochain billet.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 12:26

Une excellente brève du dernier Alternatives Economiques a attiré mon attention :

 

On vit de plus en plus longtemps en France, mais en moins bonne santé.

espérance de vie en bonne santéC'est ce que révèlent les derniers chiffres de l'espérance de vie sans incapacité (EVSI) publiés par Eurostat. Selon cet indicateur, l'âge jusqu'auquel on peut espérer vivre sans perte de capacités physiques ou mentales était de 61,9 pour les hommes et 63,5 ans pour les femmes en 2010. C'est un recul par rapport à 2008, où il atteignait respectivement 62,7 et 64,6 ans. Parallèlement, l'espérance de vie à la naissance continue de s'allonger. Mais la qualité de cette vie plus longue se dégrade. Au sein de l'Union européenne, la France se positionne nettement moins bien en termes d'années de vie en bonne santé que d'espérance de vie tout court. Ainsi une Française peut espérer vivre un an et quelques mois de plus qu'une Suédoise, mais sept ans et demi de moins sans incapacité. Ces chiffres soulèvent donc un problème de santé publique. Ils soulignent aussi la nécessité d'une meilleure prise en charge de la dépendance et les limites du report de l'âge de la retraite.

 

Bon, d'une part cet argument majeur qui a convaincu de personnes "de bon sens" qu'il fallait reculer l'âge de la retraite s'écroule de lui-même : l'âge légal de départ à 62 ans laisse peu d'espoir aux intéressés de profiter d'une retraite en bonne santé !

D'autre part, il est de plus en plus évident que les progrès de la médecine nous permettent de vieillir plus longtemps, et que les "progrès du progrès" nous rendent malades...

Vite vite, une réflexion globale sur,la santé !

 

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