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  • : Les écolos du Pays de Riom
  • Les écolos du Pays de Riom
  • : Des élus, des militants de partis ou d'associations, des citoyens sans appartenance qui se reconnaissent dans les thèmes écolos.
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PENSER GLOBAL AGIR LOCAL

Vous vous êtes résigné à voter utile pour les présidentielles, mais votre besoin d'écologie est resté insatisfait. L'urgence est derrière nous
 

 

Vous en avez assez de la crise économique ? 

Cette crise est sociale, environnementale et financière, c’est une crise systémique, dont on ne pourra sortir qu'en s'engageant dans de profonds changements. Les citoyens paient la crise provoquée par les banques d’affaires et les spéculateurs, avec l’assentiment des Etats.

Vous ne croyez plus que la croissance nous sauvera ? La recherche systématique de quelques centièmes de point de croissance supplémentaire ne résoudra pas l’affaire, contrairement à ce qu’on nous martèle chaque jour. La croissance qu’on a connue dans les années 70 est terminée, parce qu'elle se basait sur une consommation effrénée d'énergie et de matières premières qui s'épuisent aujourd'hui. Nous avons besoin d'un autre modèle de civilisation.

Vous voulez  recréer de l'emploi, et une transition énergétique durable, ambitieuse, la seule à même de limiter dans le temps l’augmentation du prix de l’énergie, protégeant votre santé et celle de vos enfants ?

La problématique écologique ne peut pas être simplement traitée par des solutions purement économiques, des ajustements mineurs. Les activités les moins polluantes, les énergies renouvelables, les circuits courts offrent plus d'emplois, et c’est un élément décisif aujourd’hui en période de crise et de montée du chômage. Remettre en question nos modes de vie, c’est franchir un pas déterminant pour traiter globalement la question écologique : la gestion des déchets, l’épuisement des ressources, les atteintes irrémédiables à la biosphère …


Et en plus, ça pourrait se faire dans la joie et la bonne humeur !

Moins de biens Plus de liens !

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 11:55

Le conseil communautaire du 18 décembre commence par le débat d'orientation budgétaire -DOB-, qui est obligatoire dans les deux mois précédant le vote du budget. Pour réaliser sa promesse d’économie de 50 milliards€ sur la période 2014-2017, l’Etat baisse les dotations des collectivités de 28 milliards€, ce qui devrait provoquer une diminution de 7,4 % des investissements.

Comme toutes les autres collectivités, RiomCo est impactée par ces mesures. Le fond de péréquation intercommunal -FPIC- c'est-à-dire la somme prélevée sur le budget de RiomCo afin de la répartir entre les communautés de communes « moins riches » sera de 4,4 M€ sur 4 ans. Pour cette année ça double, de 400 à 800 000€. Les marges de manœuvre diminuent. Un cabinet financier aide la communauté de communes à avoir une vision prospective des évolutions budgétaire du territoire, qui devrait globalement perdre 11M€ d'ici 2017.

Les évolutions législatives impactent aussi les communautés de communes : elles deviendraient compétentes en matière de Plan Local d'Urbanisme c'est-à-dire d'ici 3 ans ; l'aide de l'Etat pour l'instruction des demandes de permis de construire est supprimée pour les petites communes; il faudra donc que Riom Co les aide dans ce domaine. Les communautés de communes sont actuellement possibles à partir de 5000 habitants, elles devraient passer à 20 000. Il y aurait aussi possibilité de création de communes nouvelles.

La présentation « énergique » de Jean-Paul Ayral1 fait apparaître un investissement majeur : le site du couvent des Rédemptoristines devrait voir naître une Maison de la Culture. Dans un premier temps, il faut acquérir le bâtiment, cela représenterait 1.45M€ plus frais de notaire. Sur ce site pourraient être envisagés une médiathèque, des cinémas, des structures artistiques -écoles de musique et d’arts plastiques- le RAM -réseau d'assistantes maternelles- et bien sûr un parking. La médiathèque sera très probablement construite en locaux neufs, ce qui représenterait nous dit-on environ 8.5M. Cette solution est privilégiée car elle serait rapide et moins coûteuse (oui, on vient de s'apercevoir que rénover des bâtiments anciens qui plus est classés coûte très cher !). Il y aurait aussi 3 salles de cinéma sur le site, portées par un investisseur indépendant.

300 000 € seront consacrés à l'entretien du patrimoine sportif et culturel sur un budget de fonctionnement d'environ 1 M€.

En investissement, il reste à payer une part de la rénovation de la Halle du Marché et de la piscine. La communauté continuera d’aider à l'amélioration du parc de logements sociaux et étudie en ce moment les besoins en logement des jeunes et des seniors.

Christian Mélis2 se demande si la solution proposée par l’Etat serait une fusion de communes. Il y est opposé et souhaite dépasser les antagonismes. On pourrait créer une communauté d'agglomération en ajoutant à RiomCo Riom-Limagne -Ennezat-, Sources et Volcans -Volvic Châtel-Guyon- et Côtes de Combrailles -Combronde-. Si ce n'est pas possible, il préconise de rejoindre la communauté urbaine de Clermont car cela représente notre bassin de vie. (Mais ClermontCo ne semble pas tentée par l'agrandissement...)

Boris Bouchet3 fait une intervention mais il parle beaucoup trop vite pour que je puisse prendre des notes. Il a quand même dû parler de Riom-secrétariat, qui enregistre nos conseils Riomois et communautaire. Leur contrat se termine au mois de février et ne sera pas renouvelé, ce qui met gravement en danger cette petite entreprise. Pierre Pécoul précise qu'il s'agit d'une question de budget et leur cherche d’autres contrats. (C’est bizarre cette façon de soutenir les entreprises, non ?) Alain Vassort rappelle que la construction de la médiathèque au couvent crée 2 friches urbaines : la caserne Vercingétorix et le couvent des Rédemptoristines. C'est en contradiction avec les orientations de l'équipe précédente : le quartier de la gare devait être une priorité urbaine, créer un autre pôle alors que celui de la gare est encore fragile manque de cohérence urbanistique. Il souligne l’absence d'un programme d'ensemble pour la médiathèque et attend des preuves concrètes qu’un investisseur va bien investir et non simplement accompagner notre communauté de communes, et créer les cinémas prévus. Pierre Pécoul : « vos chiffres étaient pharaoniques, on sera légèrement en dessous (c’est quoi, légèrement en-dessous de pharaonique ? Impérial ?). Le centre-ville doit vivre, les commerces se vident, il est inutile de créer de nouveaux commerces à la gare. A la caserne Vercingétorix, on va mettre le centre Joseph Gaydier et on supprimera la Riomoise. D'autres projets doivent rester secrets. Et puis j’ai déjà répondu à vos questions ! » ajoute-t-il, légèrement agacé… Stéphane Friaud4 est étonné par ces réponses « vous avez l'expérience de la gestion privée, la gestion publique est différente. Si on pose des questions dans les conseils communautaires et les conseils municipaux publics, c'est pour avoir des réponses publiques. » Il aurait aimé une séance d'information sur les résultats de l'étude financière qui n'ont été connus que des maires des communes concernées. Il faut consulter le territoire, les élus et aussi la population. Les informations sur la médiathèque son indigentes, il refait l'historique et demande des arguments sur le choix du scénario 3 (construction entièrement neuve). La lettre de l'investisseur potentiel CGR dit qu'il nous accompagne mais pas qu’il va investir. Enfin, Stéphane Friaud remet un document synthétique sur le projet médiathèque à Vercingétorix à chaque conseiller, rappelle qu'il était tout à fait possible de suspendre le projet à la caserne et que son abandon prématuré fait peser de lourdes charges financières sur la communauté, qui obèrera toutes possibilités financières futures, y compris une nouvelle prise de compétence dans la petite enfance. Daniel Jean5 repère de nombreuses inexactitudes dans ce document : il n'y a pas l'école d'arts plastiques ni le RAM, et les 660 000€ sont compris dans le total des 7M€.

Sylvie Gerbe6 est dérangée par le terme du DOB « aucune embauche ». Si le pôle petite enfance voit le jour il est possible qu'on ait besoin de quelqu'un. Il lui est répondu que cela se ferait par redéploiement interne.

Des réflexions sont en cours pour le projet de territoire, le bureau voudrait étudier la mutualisation des services et peut-être de l'école de musique. Le débat dure assez longtemps avec beaucoup de discussions au sujet d'une éventuelle extension de la communauté de communes de la pertinence du bassin de vie.

La question 5 concerne le réseau de transport urbain il y aura diminution des services le samedi après-midi sur certaines lignes. Le service des petites vacances sera calculé sur celui des grandes – donc dimunué- mais par contre il y aura une amélioration pour que les communes du Nord puissent bénéficier des transports urbains pour amener les enfants au centre de vacances et de loisirs. José Dubreuil7 n'est pas d'accord avec cette diminution, il y a un rôle social du transport public, cette diminution impacte les jeunes, les anciens, les petits revenus. L'accroissement de la fréquentation constaté ces dernières années est due au cadencement. Ce changement va provoquer une baisse de fréquentation, comme ça on pourra supprimer le transport urbain ! ce n'est pas un procès d'intention mais on va surveiller les choses. Thierry Roux 8 : « le réseau a eu cinq ans pour faire ses preuves, il y a même une page Facebook qui ironise sur les bus vides, on optimise et on assume ». Pierrette Chiesa9 : les transports en commun existent depuis très longtemps sur notre territoire, je voudrais connaître l’évolution par tranche horaire. Quand on n’a pas besoin d’un service public on le trouve toujours inefficace. Vous dites que la population se plaint de voir passer des bus avec une seule personne dedans et que vous leur répondez avec cette adaptation, je croyais pourtant que « ce n’est pas la rue qui gouverne »… (moi je vois plein de voitures avec une seule personne dedans…) S’ensuit une grosse prise de bec Thierry Roux / Stéphane Friaud : Roux reproche à Friaud d'être méprisant. 8 votes contre cette modification du transport urbain.

A l'occasion d'une question d'une question sur les travaux de rénovation de la piscine, le Président précise que pendant la fermeture de la piscine, les personnels seront en formation, en congé, réfléchiront au projet d'établissement et les ETAPS - = maitres-nageurs !- pourront intervenir dans les écoles des petites communes. Il suggère d'ailleurs d'en faire une compétence communautaire.

Le débat reprend vivement sur le règlement intérieur : il est obligatoire dans les collectivités de réserver un espace à l'expression des conseillers n'appartenant pas à la majorité dans chaque publication officielle. C’est une revendication que rappelle André Chanudet10. Jean-Philippe Perret11 demande sur quels critères on peut définir l'opposition. Il propose que les communes du Nord aient aussi leur espace réservé ! Pierre Pécoul réclame qu’on lui présente une liste d'opposition. Marc Régnoux12 prétend qu’on n’est pas en régime collectivités locales mais EPCI -établissement public de coopération intercommunale- qu'est-ce qu'une opposition dans une telle collectivité ? Daniel Grenet13 : les lignes peuvent bouger, arrêtez avec les clivages politiques ! Jean-Paul Ayral : c'était pas l'état d'esprit du début... Effectivement, l'état d'esprit a changé ce mandat. Le droit aussi a changé et maintenant les mêmes règles s’appliquent. Évidemment cette demande est rejetée et 8 conseillers votent contre ce règlement intérieur. (Je ne peux qu’engager mes 8 collègues à déposer la liste d’opposition…)

 

1  Maire de Malauzat, VP finances de RiomCo

2  Maire d’Enval

3  Riom, PC

4  Riom, PS

5  Mozac, VP équipements culturels

6  Enval, VP enfance/jeunesse

7  Riom, PC

8  Riom, UDI, VP mobilité

9  Riom, PS

10  Mozac, PS

11  Maire de St-Bonnet UMP

12  Maire de Mozac UMP

13  Riom, UMP

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Published by Agnès Mollon - dans CQVNLP
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:05

Et voilà ce que vous attendiez impatiemment depuis le Conseil Municipal de lundi dernier, la présentation du DOB et mon intervention !

Monsieur le Maire, chers collègues,

Notre DOB commence par un panorama de la situation en France.
Il est vrai que la réforme territoriale va bouleverser le paysage administratif français vous parlez de regroupement de régions c'est une question qui me tient à cœur évidemment. Je crois qu'elle n'apportera aucune économie et qu'elle éloignera l'administration régionale et ses élus du citoyen, c'est pourquoi il n'y aura pas de suppression des conseils généraux ou départementaux, j'en fais le pari. Cette mesure aurait pourtant été nécessaire tant le département est une institution dépassée qui date du temps où tout citoyen devait être au plus à une journée de cheval de sa préfecture. Rien à voir avec un bassin de vie ou d’emploi ! Il aurait été plus judicieux d’obliger les petites communes à se regrouper et de doter les intercommunalités d'élus au premier degré. Mais faisons confiance au Sénat, cette assemblée de vieilles rombières (pardon de vieux rombiers tant elle est peu paritaire), pour détricoter les rares avancées que l'on pouvait apprécier dans cette loi. Cette réforme fera des régions des colosses aux pieds d'argile. Pour parodier Silex and the City on pourrait dire si les dinosaures n'avaient pas fusionné les régions, ils n'auraient jamais disparu !

Les transferts et compensations de l'Etat vont diminuer en effet, pour respecter le sacro-saint comme vous dites, critère des 3% un jour, peut-être... L'Etat, quelle que soit sa couleur, fait payer aux collectivités qui ont pourtant peu de responsabilités dans cette dette, les frais de son impécuniosité, et ce depuis plusieurs années. Ce gouvernement comme les précédents fait une fixette sur le dogme de la croissance sur laquelle il compte pour résorber le chômage. Il faut se faire à l'idée que la croissance n'existera plus telle qu'on l'a connue pendant les Trente Glorieuses. Elle était basée sur l'exploitation des ressources de l'environnement et des pays du Sud, et sur l'extraordinaire augmentation de biens de consommation disponibles pour les baby-boomers. Désormais, la croissance restera aux alentours de 0 % un peu plus un petit peu moins et de toute façon ne créera pas d'emplois. Il est temps de changer de logiciel.

L’état ce n'est pas comme une famille. Chez vous si vous diminuez les dépenses, cela n'impacte pas vos recettes. Ce n'est déjà pas tout à fait pareil dans une entreprise et c'est totalement faux pour l'Etat. Alors évidemment, comme vous le soulignez, la politique d'austérité n'obtient pas les résultats escomptés, elle aggrave la situation des plus démunis, mais aussi des entreprises qui n'auront plus de commande publique pour alimenter leur activité, et des citoyens lambda qui désertent les commerces.

La gestion d'une collectivité est comme un paquebot il faut un certain temps pour qu'elle réponde aux commandes qu'on lui donne. Vous finissez donc tout naturellement un certain nombre de programmes initiés par notre équipe. Des mesures de bon sens avaient déjà été prises pour réduire la voilure et je ne doute pas que vous saurez faire de même. Mais réduire la voilure d’un paquebot… c’est pas petit à faire…

En gros si je résume vos projets d'investissement : hâtons-nous lentement pour la cuisine centrale, il faut continuer à réfléchir. Nous avions déjà longuement réfléchi ; peut-être est-il possible maintenant qu'elles sont du même bord politique, que de nouvelles communes utilisent cette cuisine, ce serait effectivement une mesure de bon sens. Donc vous remettez l’ouvrage sur le métier car vous n’êtes pas sûrs que nous avions fait les meilleurs choix possibles. Cette position est parfaitement entendable ; quel dommage que vous n’ayez pas eu la même sagesse en ce qui concerne la médiathèque : remettre l’ouvrage sur le métier et étudier calmement les options possibles… Mais réfléchissez vite, ça urge. La nouvelle cuisine est indispensable pour les conditions de travail des salariés, la qualité de la restauration des élèves, et l’espace vital de l’école Jean Rostand.

Evidemment notre statut de ville d'Art et d'Histoire nécessite beaucoup de travaux sur le patrimoine historique il va donc falloir s'occuper de la caserne Vercingétorix, réhabilitation qui aurait pu être portée par la communauté.

Les travaux continuent à l'école Maurice Genest ; ils ont pris du retard et du coup on se demande à quelle rentrée scolaire vous faites allusion quand vous dites qu’elle sera assurée dans les meilleures conditions : 2016 ou 2017 ?

En ce qui concerne le développement durable, nous participons à l'opération cocon 63 pilotée par le CG, qui permettra d'améliorer la performance énergétique de certains de nos bâtiments ; l'intervention sur le bâtiment du gymnase du Cerey est importante pour réduire la consommation énergétique. Même si la rénovation énergétique est capitale, ainsi que la reprise des réseaux d’eau, quid des mobilités douces ? Relirez-vous l’étude sur la circulation à vélo ?

Vous dites aussi vouloir étudier l'implantation de places de parking supplémentaires. J'espère que vous étudierez mieux les futures implantations que celle actuelle sur la rue du Commerce, qui fait que les piétons ne peuvent plus circuler qu'au milieu de la rue, les voitures garées occupant toute la place disponible. Ce n’est pas très pratique pour lécher les vitrines en cette période de fêtes…

Je suis heureuse de lire que, je cite, « la position de ville Centre ne doit pas éluder certains effets induits : un effort fiscal important, un revenu par habitant faible au sein de l'espace communautaire et des charges de centralité objectivement importante ». En effet, quand on vous écoute parler à Riom communauté, on a l'impression que Riom a passé son temps pendant les précédents mandats à exploiter, à opprimer les petites communes. Il est vrai qu’il est difficile quand on est le chef des 2 collectivités de reporter la faute sur l’autre… Bref, vous souhaitez accélérer les mutualisations et les transferts de compétences vers la communauté de communes ; c’est une idée à laquelle je souscris, mais n’attendons pas trop de ces modifications, elles devraient davantage apporter des «gains d’efficience» que des économies budgétaires.

Enfin, j’aurais apprécié un tableau prospectif montrant où en sera la CAF en 2017, et notre positionnement dans la strate des communes de même taille. Nous l’aurons sans doute au moment du budget.

Je vous remercie.

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Published by Agnès Mollon - dans CQVNLP
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 09:56

Le Conseil Municipal du 15 décembre 2014 comportait 2 sujets importants :

  • le DOB =Débat d'Orientations Budgétaires, que chaque collectivité doit faire dans les 2 mois précédant le vote du budget. Ce DOB retrace les grandes lignes du budget envisagé, et précise quelles seront les priorités de la municipalité, et à quelles contraintes elle doit faire face. ce sera le sujet du n° 10 de CQVNLP.

  • et la "vidéo protection". C'est un sujet sur lequel les esprits Riomois se sont échauffés pendant la campagne, et sans doute un des points qui nous a fait perdre l'élection. Voilà l'intervention que j'ai faite sur le sujet.

Riom est une commune où il fait bon vivre et malgré cela, il y a des actes de délinquance et d’incivilité ! Diantre, que serait-ce s’il ne faisait pas bon vivre chez nous ! Pourtant, l’Express du 20/11/2013 classe Riom parmi les villes les plus sures de France : 2ème sur 395 villes en Zone Police pour les atteintes volontaires aux personnes, et 5ème pour les violences physiques crapuleuses.

Vous nous proposez aujourd’hui, pour remédier à ce prétendu état de fait, d’installer des caméras dans certains quartiers.

J’entends montrer que cela ne servira à rien en termes de prévention de la délinquance, et qu’à l’heure où vous nous annoncez de grandes difficultés budgétaires pour cause de restrictions de transferts de l’Etat, il serait plus judicieux de placer ailleurs les 70K€ annuels prévus au PPI et 20 à 30K de fonctionnement que vous y consacrerez cette année et les suivantes. J’affirme que les élus favorables à la vidéosurveillance sont en train de leurrer la population en lui donnant l’illusion de la sécurité.

Cette décision d’installation de caméras sur la voie publique ne s’appuie sur aucune étude. Le seul argument motivant la décision demeure : les gens se sentent en insécurité, ils exigent des caméras. Comment d’ailleurs le sait-on puisqu’il n’y a eu ni sondage, ni référendum ? À Lyon où on a procédé à une réelle enquête concernant l’attente des habitants, la vidéosurveillance vient bien loin derrière le désir de présence policière, de propreté, de stationnement, de sécurité routière, de prévention, d’éclairage public, de lutte contre le bruit.

Les Riomois ne sont pas fondamentalement bien différents des Lyonnais. Ce ne sont donc pas quelques revendications de certaines personnes réclamant des caméras, comme ils pourraient exiger l’an prochain l’armement de la Police Municipale, qui constituent une majorité. Votre choix n’a pour but que de montrer à ceux-ci qu’on est attentif à leurs réclamations et de donner l’impression de faire quelque chose et de maîtriser la situation. Cette logique s’appelle le populisme.

Des caméras sans personne derrière

S’il n’y a personne derrière les caméras, je ne vois pas en quoi les éventuels délinquants pourraient être dissuadés. Je ne vois pas non plus comment le citoyen pourrait être protégé. Peut-être y a-t-il un peu plus d’élucidation ultérieure, mais il n’empêche que le délit est commis et que l’impact qu’il a sur la personne existe.

La délibération d’aujourd’hui est publique, ce qui est normal pour une délibération de conseil municipal. Elle est donc accessible à tout citoyen ou délinquant éventuel qui connaîtra ainsi l’emplacement des caméras. En fait l’obligation d’afficher des panonceaux d’avertissement grand public suffit pour que chacun connaisse cet emplacement. Du moins, pour les personnes habituées à repérer ces équipements, soit qu’elles y sont allergiques, soit qu’elles s’en cachent… La majorité des actes délictueux ou incivils étant commis par des Riomois au sens large, il leur sera facile de déjouer la vidéoprotection. Et un malfrat digne de ce nom, s’il est extérieur à la ville, commencera par repérer les lieux ! Je rappelle de plus qu’il y aura floutage des visages pour respecter l’interdiction de filmer les entrées de bâtiments privés. Alors franchement, à quoi ça sert d’avoir une caméra dont on connaît l’emplacement et dont on sait qu’il n’y a personne derrière ? On ne sait pas s’il faut rire ou pleurer devant tant de naïveté d’analyse et de pauvreté d’argumentation.

Des emplacements surprenants

J’aimerais avoir des statistiques de délinquance ou d’incivilités par sites, pour savoir si les choix d’implantation sont judicieux.

Quelle utilité d’en avoir au Coin des Taules par exemple ? Est-ce un endroit repéré spécialement pour les faits délictueux ?

Et à la gare ? On est pourtant très près du commissariat de Police, ce qui devrait être un élément sécurisant. Cela « sécuriserait » le parking arrière nous dit-on. Encore une fois, sans personne pour visionner les bandes en direct, rien de plus simple que de forcer une serrure, couvert d’une capuche par exemple.

Et derrière le gymnase Aimé Césaire ? Cela pourra même donner lieu à des concours très drôles, à celui qui mettra le plus beau masque pour parader devant la caméra, avant de dégrader un équipement public. Je suppose qu’il faudrait aussi interdire les capuches ? Rien de plus facile que de mettre sa capuche ou tout autre cagoule chapeau écharpe casquette avant de commettre un délit…

La seule qui me paraîtrait « sauvable », c’est celle de la place José Moron car à cet endroit on relève des incivilités importantes – je ne parle pas seulement des vrais actes de délinquance tels braquage de bureau de tabac, mais des actes d’incivilité qui pourrissent le climat et nourrissent le sentiment d’insécurité. Mais encore faudrait-il qu’il y ait quelqu’un derrière la caméra, et qu’un accompagnement social, éducatif et éventuellement répressif soit mis en place !

Le rôle de l’Etat

On nous parle de caméras au rond-point des abattoirs pour surveiller le flux qui se rend à l’autoroute ou qui en arrive. Il est évidemment bien facile de passer par un autre circuit pour arriver au centre-ville. En quoi l’enregistrement de ce flux servira-t-il à protéger les personnes ? Bien évidemment ce n’est pas là que l’on va commettre des délits ! C’est donc bien une façon d’aider la Police Nationale à élucider des délits. Cela ressort-il du devoir de la ville ou de celui de l’Etat ?

Et l’Etat, si prompt à chercher des économies partout et à retirer des ressources aux communes, n’en profitera-t-il pas pour se désengager encore plus ? Puisqu’il y a des caméras, on peut continuer à diminuer le nombre de rondes des policiers, et donc des policiers…

Pourquoi y a-t-il dans cette société de la délinquance, de la déviance, de la violence, et quel monde faudrait-il bâtir pour diminuer ces phénomènes ? C’est avant tout le domaine d’action du politique. On dit en Afrique qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant ; voilà une vérité que nous avons bien oubliée en Europe. Et quand on voit la dictature de l’idéologie du libéralisme qui organise l’individualisme, le démantèlement social où tout le monde va se retrouver en insécurité réelle, le développement d’une société duale entre ceux qui réussissent et ceux qui sont rejetés dans l’exclusion, on a toutes les raisons d’être inquiet pour l’avenir. Il y aurait tout un travail à faire pour retisser le lien social. Il est vrai que cela nécessite d’employer des travailleurs sociaux, mais le mot « fonctionnaire » est devenu un gros mot, et l’idée d’embaucher fait hurler les gestionnaires « il faut maitriser la masse salariale ! ».

Un meilleur choix d’investissement

Il y a d’autres façons de renforcer la sécurité en ville et ne me parlez pas de « voisins vigilants ». D’abord en prévention, l’éducation et le fait de renforcer la solidarité dans notre société. Quand ce sont de jeunes désœuvrés qui font régner le sentiment d’insécurité, il est plus efficace de leur trouver du travail, et de les condamner à des peines d’intérêt général et d’abord à la réparation des dégâts commis, que de les enfermer.

Cela ne relève pas de la politique municipale, mais l’état, au lieu de subventionner l’installation des caméras inutiles serait mieux inspiré de redéfinir sa politique de prévention de la délinquance. On entre là dans un débat bien éloigné des caméras sans personne derrière…

La présence de caméras n’a quasiment aucune conséquence sur les taux de délinquance. Elles ne font que déplacer les actes dans d’autres lieux. S’il y a du trafic organisé sur un bout de trottoir, que vous y mettez une caméra pour surveiller, le trafic va effectivement s’en aller pour se réinstaller 3 rues plus loin, en dehors du champ de vision. C’est les habitants de la Varenne qui vont être contents !

Nos 70K€ annuels prévus au PPI et 20 à 30K en fonctionnement pourraient être mieux utilisés. Alors, au niveau municipal, oui aux clubs de prévention, aux maisons de quartiers, aux actions d’insertion. Oui aussi à une police de proximité et d’îlotage. Mais pas d’illusion, ça n’est pas suffisant.

Derrière la vidéo protection, il y a avant tout un choix de société radicalement différent. Aussi, l’écueil auquel il faut que nous résistions vraiment dans les municipalités est de nous sentir obligés de proposer de fausses solutions miracles. L’alternative à la vidéosurveillance n’est assurément pas la présence de plus de policiers, qui procède de la même logique répressive qui ne peut rien résoudre sur le long terme. Cette crise profonde d’exclusion est sociale, sociétale. Il est évidemment impossible de solutionner par des moyens techniques des questions de vie difficile, des histoires individuelles de grande souffrance qui conduisent vers la délinquance pour certains, vers le suicide pour d’autres. La sécurité collective durable ne viendra que lorsque chaque humain aura sa propre sécurité personnelle et pourra trouver sa place avec un projet d’avenir utile à la société.

Vous l’avez compris, je ne voterai pas ce rapport, mais je participerai au comité d’évaluation.

Mme Lafond, « conseillère déléguée à la Sécurité publique/prévention de la délinquance » chipote sur le classement de Riom dans la Zone Police, car ce classement concerne les atteintes aux personnes, et son dispositif de caméras concerne les atteintes aux biens, et que donc, on est moins bien classés sur ce point. Sachons reconnaître qu’elle a raison : les atteintes aux biens sont bien plus répréhensibles que les atteintes aux personnes….
Pour le reste, ses réponses furent bien peu convaincantes !

Ah, j'allais oublier : toute l'opposition a voté contre.

texte de la délibération soumise au vote

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Published by Agnès MOLLON - dans CQVNLP
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 09:01

En préambule de ce Conseil Communautaire de novembre, Stéphane Friaud rappelle à Pierre Pécoul son engagement de revoir le règlement intérieur.

PIG (Programme d’Intérêt Général) Habitat : en ce qui concerne la rénovation énergétique, l’ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) n’accorde plus d'aide aux propriétaires modestes et très modestes qui réalisent des travaux permettant de réaliser 25 % d'économie d'énergie ou plus. Victime de son succès, ce programme a connu une réalisation de 120% et l’état n’a plus de crédits sur cette ligne. RiomCo choisit de continuer à aider ces propriétaires (max 8 000€), mais c'est un budget total de 200 000€ afin de pallier le désengagement de l'État. Bravo à RiomCo pour ce choix, et honte à l’Etat qui prêche les économies d’énergie pour lutter contre le réchauffement climatique, mais supprime l’aide aux personnes qui ne pourront pas les financer seuls…Moi, l’écologie seulement pour les riches, je ne suis pas fan !

Tous les dossiers de ce conseil communautaire sont votés à l'unanimité et le tout est bouclé à 21h. C’est presque un record. Place aux questions hors ordre du jour :

Pierrette Chiesa remercie Pierre Pécoul pour la visite du couvent des Rédemptoristines. Elle a trouvé le jardin très intéressant, mais s'étonne d’avoir reçu beaucoup d'informations par Monsieur Christophe, le propriétaire du Lux, toujours empressé à parler des dossiers de cinéma. Il connaît bien l'avancée du projet, parle de 120 places de parking, de 3 cinémas... Nous n’étions pas au courant ! Pierre Pécoul : le sujet est sensible ; CGR a signé une lettre d'engagement disant que quoi qu'il se passe à Clermont Nord (et justement, le projet semble démarrer) le cinéma à Riom se fera ; le point sur l'avancée de ce dossier devrait être fait à chaque conseil communautaire.
Nadine Boutonnet (maire de Ménétrol) : il aurait mieux valu faire les fouilles avant de prendre la décision de construire la médiathèque dans le couvent. Elle rappelle que le RAM et le SIAD hébergés au Centre Social Joseph Gaydier doivent être déplacés (le centre social Gaydier ne répond plus aux normes de sécurité et ne peut pas être rénové, il faut le raser, on ne sait pas encore quand); ils sont en difficulté financière ; elle veut qu'on intègre ces éléments dans la réflexion. Pierre Pécoul se dit bien conscient de la difficulté mais qu'il faut une solution rapide, or le bâtiment aux Rédemptoristines n'est pas prêt à être construit, ce sera trop tard.

Le président informe l’assemblée qu’il a visité le réseau de transport en commun de Villefranche-sur-Saône avec quelques élus dont Agnès Mollon, afin d’étudier d’autres façons de fonctionner (la délégation de service public prend fin dans 1 an, il faut réfléchir aux nouvelles modalités). « Il existe des dysfonctionnements dans notre réseau, les cars sont vides en-dehors des horaires scolaires (il répète ça à toute occasion) je propose une réduction du nombre de trajets les samedis après-midi dès le mois de janvier, cela fera une économie de 120 à 150 000€/an » Pierrette Chiesa demande ce qu'il en est de la desserte du futur centre de détention le dimanche, c'était une contrainte pour obtenir la construction à Riom. Il lui est répondu que ça ne concerne que 50 ou 100 familles. Monsieur Paulet dit que ça coûte cher… Pierrette Chiesa : effectivement ça coûte cher, mais ça rapporte beaucoup d'emplois, plus d'une centaine probablement. Un délégué d’Enval fait remarquer que le centre hospitalier Clémentel paye lui aussi le versement transport mais qu'il n'est toujours pas desservi.

Dans l'ancienne caserne de gendarmerie, en face de l’école Jean Moulin, on voulait mettre les services hospitaliers de Sainte-Marie (les deux bâtiments de Sainte-Marie, av commandant Madeline et av Chatel Guyon sont vendus, la construction sur le site de l'ancienne gendarmerie était envisagée) mais le PPRI (Plan de Prévention des Risques d’Inondation) le rend impossible. "L'État ne veut pas prendre ses responsabilités, même si la zone est à faible risque ; on risque de perdre 100 emplois, ils vont être obligés de retourner à Clermont. C'est le même problème sur l'école Jean-Moulin. Il y a une négociation en cours la sous-préfecture nous aide".

L’ancien site Gedimat (derrière la gare) va être mis en parking bientôt.

Le PPRI impose aussi des contraintes économiques, il y a une diminution de 40 hectares de la surface constructible. Il faut réfléchir à une nouvelle zone économique.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 18:07

Le conseil municipal commence comme d'habitude par la signature du registre de présence de la séance précédente. Il ne vous a pas échappé que nous avons boycotté ce conseil du mois de septembre. Notre groupe d'opposition était marqué absent, ce qui n'est pas conforme à la réalité puisque nous sommes restés pendant l'appel… Voudrait-on nous faire passer pour des feignants?

A ma grande surprise, la séance commence par une minute de silence pour Rémi Fraisse, (le jeune homme victime d’un tir de grenade au barrage de Sivens) et pour Thomas Dupuy (le soldat tombé en opération au Mali). Si pour Thomas Dupuy il s'agit en quelque sorte d'un accident du travail puisqu’aussi bien un militaire s'engage pour aller faire la guerre au risque d'y perdre la vie, pour Rémi Fraisse ce n'est pas du tout la même chose : il n'était pas sur le barrage de Sivens pour gagner sa vie mais pour protester au nom de la survie de la planète contre ces travaux faits au bénéfice de quelques agriculteurs. Je trouve curieuse cette association des 2 morts et je m’interroge sur sa signification. Si vous avez des hypothèses à émettre…
A l'occasion d'une question de tarifs, Chantal Rambaux demande si nous investirons dans des parcmètres adaptés pour les personnes handicapées en fauteuil. Le maire dit que ces personnes pourront stationner gratuitement après achat d'une carte à 4€. Chantal Rambaux fait remarquer que les associations de personnes en situation de handicap ne demandent pas d'exception de gratuité liée à leur handicap, car handicap ne rime pas systématiquement avec difficultés financières, mais demandent bel et bien qu'on adapte la ville à leur handicap.

Nous votons le budget de l'eau. Boris Bouchet demande la gratuité des premiers mètres3. Le Maire répond qu'il y a beaucoup de problèmes de réseau (comme nous le verrons en fin de conseil à l'occasion du rapport sur l'eau) et qu’il faut commencer par régler ces problèmes : « voyons d'abord le prix réel et ensuite on étudiera cette question ».

Le Maire confirme à ma demande que l'école Maurice Genest se fera bien, il y a un problème de retard dû a une mauvaise évaluation par l'entreprise de la quantité d'amiante présente dans les murs. Les Archives Municipales aussi ont pris du retard. Vous avez peut-être repéré ce bâtiment en construction à côté du lycée Virlogeux. La livraison initialement prévue en août 2014 sera faite en janvier ou plus probablement février 2015. Daniel Grenet demande que l'on impose des pénalités de retard aux entreprises fautives.

Le sens de circulation de la place Félix Pérol (ou place des Tanneries) va être modifié, apprend-on au détour d'une délibération sur les travaux de la rue Albert Evaux. Je souligne qu'il n'y a eu aucune concertation avec les habitants. Monsieur Cerles me répond que si, il y a bien eu concertation avec l'Architecte des Bâtiments de France (il ne s’agit évidemment pas d’une concertation puisque la ville doit se conformer à son avis !) et avec Monsieur Tarnowka. Je me dis très surprise de cette réponse car si l'ABF est légitime, il me semble que l'association de l'îlot Grenier que représente M.Tarnowka n'est pas la seule à avoir une opinion sur l'aménagement de la place Félix Pérol. Les habitants et les riverains sont aussi des experts d'usage, ils savent quels sont les inconvénients de chaque sens de circulation. « Vous avez nommé un adjoint à la démocratie, il me semble que c'est la bonne occasion pour discuter avec les gens plutôt que de leur présenter un beau projet bien ficelé ». J'en profite pour réclamer l’amélioration des documents sur lesquels nous travaillons ; en effet, les dossiers du conseil municipal sont maintenant dématérialisés, nous les téléchargeons sur l'intranet de la commune. Le dossier d'aujourd'hui comporte 180 pages et pas le moindre onglet pour se repérer, ce qui ne facilite pas notre travail. Si l'on veut que les élus s'approprient la dématérialisation des documents, il faut leur en donner les moyens.

Nous passons ensuite aux problèmes des tags que de mauvais plaisants appliquent sur les murs. La mairie les enlèvera désormais gratuitement avec l'accord des propriétaires.
Nous étudions ensuite le rapport sur le prix et la qualité de service public de l'eau potable et d'assainissement. C'est un exercice que nous faisons chaque année car la Semerap, qui gère l'adduction d'eau potable, et le SIARR qui gère l'assainissement doivent nous en rendre compte. C'est un rapport très long qui s'intéresse au nombre de compteurs d'eau installés, à la longueur des linéaires de tuyaux, et bien sûr au prix et à la qualité de l'eau potable. Il n'y a rien à redire sur cette dernière, il n'y a aucune non-conformité. La situation n'est pas bonne en revanche en ce qui concerne le rendement du réseau. Le rendement mesure la différence entre la quantité d'eau qui sort du captage et celle facturée au destinataire. Cette différence est due principalement aux fuites sur un réseau vieillissant. Ce rendement était de 73% en 2012 et il est passé à 67,3% en 2013, ce qui ne nous rend pas conforme au rendement minimum de 70,36% exigé par un décret de 2012. Nous allons devoir établir un plan d'action avant fin 2015. Un autre motif de cette baisse du rendement est ce que l'on appelle pudiquement les « volumes prélevés frauduleusement »…Ces volumes sont en nette corrélation avec les stationnements illégaux de gens du voyage, qui ont pris l'habitude, poussés par la nécessité, de se servir en eau potable directement sur les bornes d'incendie. En ce qui concerne l'assainissement, aucun problème notable n’est à déplorer. Ceci dit, le rapport précise que ne possédant pas de descriptif détaillé du réseau, il est difficile de trouver les failles ! Il faudra donc le réaliser dans les années qui viennent. Enfin, le tarif actuel est en moyenne de 2,847 euros par mètre3.

Dans les questions diverses de fin de conseil, José Dubreuil revient sur l'affaire du monument aux fusillés pour l'exemple. Ce monument, unique en France, a été placé en 1922 en face du monument aux morts, en souvenir des soldats fusillés sur l’ordre de la hiérarchie pour « faire un exemple ». En effet, notre commune n'a pas souhaité se joindre comme les années précédentes aux associations d'anciens combattants qui commémorent le 1er novembre les victimes de guerre. Arnaud Pailloncy (conseiller municipal chargé des anciens combattants et des commémorations, sans doute à son titre d'ancien parachutiste) dit avoir réuni les associations d'anciens combattants, les chefs d'établissement scolaire car les enfants des écoles doivent pouvoir participer, le chef des pompiers, le chef de la police… ça a été une décision collégiale, le 1er novembre tombe pendant les vacances il n'y a donc pas d'enfants des écoles ; les autres villes, Clermont entre autres, l'ont abandonné depuis longtemps. Arnaud Pailloncy ne fait qu’organiser les commémorations décidées par l'État. Il rappelle ses faits d'armes, et combien le devoir de mémoire lui tient à cœur. Mme Montfort dit qu'elle a remplacé Arnaud Pailloncy car il avait des soucis de famille ; ce n'est pas les anciens combattants qui organisent, mais la sous-préfecture. Il y a bien eu concertation avec l’UFAC, "La décision de ne pas commémorer le 1er nov mais le 11 a été prise par tous. Elle respecte la légalité. La division entre les associations d’anciens combattants a duré trop longtemps". Stéphane Friaud souligne que la ville de Clermont-Ferrand n'a jamais organisé cette commémoration et ne peut donc y renoncer, et rappelle que les associations d'anciens combattants sont certes divisées mais c'est leur majorité qui est représentée au sein de l’ARAC, qui parle au nom de 8 associations. « Vous avez choisi de donner raison à 2 associations contre 8. Notre devoir de mémoire s’applique aussi aux femmes et aux enfants victimes des guerres, aux journalistes qui ont été décapités, il n’y a pas que les soldats tombés au combat qui le méritent ».

Ce que vous ne lirez pas dans La Montagne 8
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 09:04
Ce que vous ne lirez pas dans La Montagne 7

Beaucoup plus facile à résumer ce conseil municipal du jeudi 2 octobre !

En effet, pour protester contre le manque de démocratie dont fait preuve l'équipe municipale majoritaire nous avons décidé de boycotter le conseil municipal. Nous sommes donc sortis après la déclaration suivante que Pierrette Chiesa a faite en notre nom :

Après de multiples demandes faites par courrier, mails ou au cours d’entretien, nous n’avons pas obtenu satisfaction sur un certain nombre de points logistiques, matériels et ou politiques. En conséquence et comme nous vous en avions informé, lors de notre rendez vous du 26 août dernier, nous venons de tenir une conférence de presse à 18 h avec le journal La Montagne afin de relayer cette situation auprès des Riomois.

Nous avons constaté une mise à l’écart quasi radicale des personnes ou associations proches de notre sensibilité et ce à différents échelons :

Exclusion d’associations au CA du CCAS au motif notamment d’une présence pas assez assidue à ces réunions. Premier CA de la nouvelle assemblée : pas de quorum pour délibérer du fait de l’absence des associations nouvellement pressenties !

Minimisation du rôle des élus de la minorité dans la participation aux réunions et/ou groupes de travail porteurs de projets d’avenir

Et de plus, division par 2 de l’expression des groupes politiques dans le bulletin d’information municipale

Réduction du nombre de commissions municipales dont le nombre a été porté à 4 contre 6 précédemment. Cette réduction induit un regroupement des sujets de compétences au motif d’une gestion du temps optimisée pour les élus, au détriment des débats constructifs qui se déroulaient dans ces commissions thématiques.

Dématérialisation des dossiers, sans moyens mis à la disposition des élus pour accomplir leur tâche (ordinateur ou tablette, réparation du circuit vidéo dans cette salle...)

La liste est longue mais je ne vais pas abuser de votre précieux temps.

Pour tous ces constats et parce que nous nous sommes engagés vis-à-vis des Riomois à être une opposition respectueuse, attentive et combative, aujourd’hui nous ne siègerons pas, en signe de protestation, à ce conseil municipal.

Nous vous laissons donc pour traiter, entre vous, l’ensemble des points de l’ordre du jour et nous nous retrouverons, toujours aussi déterminés, au prochain conseil municipal du 6 novembre 2014.

Boris Bouchet, Pierrette Chiesa, José Dubreuil, Stéphane Friaud, Agnès Mollon, Chantal Rambaux, Bruno Ressouche.

Nous ne manquerons pas le prochain conseil, jeudi 6 novembre à 19h.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:21

Il n'est pas très facile de faire le compte-rendu d'un conseil communautaire quand on n'a pas le dossier sous les yeux ! Effectivement je ne suis plus conseillère communautaire depuis mars 2014, donc je n'ai pas accès aux dossiers. Je vais faire pour le mieux …

Les conseillers communautaires ont traité plusieurs questions consensuelles : la zone humide du Patural à Malauzat a été restaurée, RiomCo a acquis des terrains pour la Coulée Verte (le chemin de promenade au long de l'Ambène) et accepté l'opération Cocon 63. Cette opération pilotée par le Conseil Général vise à aider les collectivités locales à isoler les combles perdus de leurs bâtiments. Le fait de d'avoir un appel d'offre dirigé par le Conseil Général permet des économies d'échelle.

La Mission Locale (pour l'Emploi des jeunes) va changer de locaux, RiomCo en achète pour elle. Un membre de l'opposition demande quel est le devenir de la proposition de cofinancement du PIJ (point info jeunesse) par la région. Le président Pécoul ne semble pas informé, il va reprendre contact avec Anna Aubois, vice-présidente de la Région chargée du dossier jeunesse. A suivre.
Première anicroche avec la médiathèque. 1000 excuses, il ne faut plus dire médiathèque, mais Pôle Culturel ! Celui-ci serait basé au couvent des Rédemptoristines, au bord du Pré Madame. Des fouilles archéologiques sont prévues, un pré-diagnostic afin d'avoir une idée de l'importance d'éventuels vestiges. C'est RiomCo qui paye ces fouilles alors que nous ne sommes pas encore propriétaires du terrain mais Pierre Pécoul affirme que le diagnostic sera remboursé par le propriétaire. Pierrette Chiesa regrette de n'avoir pas été invitée à visiter ces lieux avant d'envisager les acheter. Stéphane Friaud souligne qu'on aurait dû faire ce diagnostic avant d'arrêter le projet de l'ancienne majorité, qui était situé à la caserne Vercingétorix. Il demande quelles seront les améliorations des conditions de travail dans la bibliothèque actuelle puisque les salariés vont encore y travailler "un certain temps". Pierre Pécoul répond qu'il envisage 3 solutions mais nous ne saurons rien de ces éventualités. 7 abstentions

La deuxième anicroche mais c'est plus qu'une anicroche, a lieu autour du règlement intérieur. La discussion s'engage autour du droit d'expression des élus minoritaires, certains élus des "petites communes" prétendent qu'étant "apolitiques", ils ne peuvent pas décider qui est dans la majorité ou l'opposition, alors comment faire des groupes ?

Personnellement, je pense que cette adhésion à la majorité ou à l'opposition s'est faite le jour de la première réunion, quand il s'est agi de voter pour ou contre Pierre Pécoul, et pour ou contre une vice-présidence à la commune de Ménétrol en la personne d'Alain Vassort. Vous vous rappelez que Ménétrol, 3ème en nombre d'habitants, mais seule commune de gauche, n'a pas eu le droit de siéger au bureau du conseil communautaire, à part la mairesse de Ménétrol qui siège de droit. Par contre, la commune de Mozac, 2ème en population, a eu droit à 2 vice-présidences ! Et après cela on ose prétendre que cette éviction n'est pas politique ? Bref, la discussion se prolongeant, Pierre Pécoul promet de revoir certaines conditions de ce règlement intérieur.

Dorénavant, les deux conseillers généraux (PS) ne seront plus invités, alors qu'ils l'étaient depuis 2000, date de la création de la Communauté de Communes. Le groupe d'opposition plaide pour leur présence. En effet, les liens du conseil communautaire avec le Conseil général sont importants, celui-ci finance beaucoup d'équipements municipaux ou communautaires. Pierre Pécoul clôt la discussion d'un "c'est comme ça, je ne reviendrai pas sur cette décision". Mais bien sûr, ce n'est pas politique…
Suite à ce vote, Jean-Claude Zicola quitte théâtralement sa place et vient déposer son chevalet (le carton sur lequel est inscrit son nom) devant monsieur Pécoul en lui disant "merci pour cette dernière invitation" et vient s'installer dans le public. Dominique Bosse, elle, dira au revoir en fin de conseil communautaire. Elle rappelle qu'elle n'a qu'un seul mandat, et que cette invitation lui permettait d'être au courant des affaires de la communauté. Elle appelle à ne pas couper le lien car Conseil Gé et Conseil Co devraient travailler en synergie.

Le prochain conseil devrait avoir lieu à Riom, le jeudi 13 novembre. Venez y assister !

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 19:12

Avec ce compte-rendu du conseil municipal du 23 mai, j’aurai rattrapé mon retard ! Et j’essaierai de ne plus en prendre… (hum… que dit-on des promesses des politiques, déjà ?) Ceci dit, j’avais fait un flash dès le lendemain sur un point très spécial,  le refus de scolarisation de 2 enfants nomades.

Peu de sujets de discorde, les adaptations de tarif des différents services proposés par la ville sont faites dans la droite ligne des années précédentes. Sur le quotient familial, le PC demande si les tarifs seront maintenus jusqu’au 1er mars 2015, il est répondu qu'aucune décision n’est encore prise ; « on va analyser les tarifs et évaluer leur incidence sur le budget ». Chantal Rambaux (PS) fait remarquer qu'il faut appliquer le même barème aux personnes âgées et handicapées, on l’assure que ce sera fait. Des pénalités sont prévues si les locaux sportifs ou associatifs sont rendus dans un état insuffisant de propreté. Je demande si les mêmes règles s'appliqueront pour le cas où les utilisateurs ne respecteraient pas les consignes de tri. On me répond que oui, l’éco-responsabilité sera renforcée et Daniel Grenet y veillera personnellement. Chiche, on ira visiter les poubelles ensemble !

Les travaux proposés sont ceux qui ont été programmés par l'ancienne majorité. Un avenant sur les travaux des Archives entre autres : les cadres des panneaux photovoltaïques doivent être peints en noir ! Une exigence de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France, il donne son avis sur les travaux qui concernent des bâtiments classés) qui coûte cher ! Franchement, voilà bien une complication supplémentaire et une façon inutile de dépenser l'argent public. Il n’oblige pas, que je sache, à peindre les antennes de télé en noir ? Ceci dit, je n'entends pas Daniel Grenet protester, alors qu’il  le faisait systématiquement à chaque amendement quand il était dans l'opposition.

La bourse aux projets jeunes : ce programme a été initié par nous ; c'est le premier projet présenté, par 5 filles de Sainte-Marie qui veulent aller voir les vieux (oups les personnes âgées…) ou leur téléphoner. Elles nous demandent 300€ pour acheter des magazines et des CD, qui serviront de support d'animation. On donne aussi 1000€ à l’association Génépi, association étudiante d'aide aux personnes incarcérées. Comme précédemment, le CLSH (centre aéré !) de Loubeyrat sera géré  par la Ligue de l'Enseignement et les enfants de Ménétrol pourront en profiter.

On procède ensuite à la désignation des membres du Conseil d’Administration du CCAS (centre Communal d’Action Sociale). Il comprend 5 représentants d’associations désignés par le Maire, qui sont l’ADAPEI (parents d’enfants handicapés), ADEF de facto (intérim d’insertion), CLIC (structure officielle, observatoire des problématiques de la vieillesse et de la dépendance) l’UDAF (association des familles) et le Secours Catholique. N'en font plus partie le Secours Populaire et les Restos du Cœur. Pourquoi, trop à gauche ? Siègeront aussi 5 conseillers municipaux ; les élus seront donc Chantal Rambaux pour l’opposition, et pour la majorité Séverine Chanier, Jacky Diogon, Michèle Grenet et Sophie Montcel. Suivent ensuite diverses désignations ; plusieurs commissions sont réservées à la majorité et nous obtenons un ou deux postes à la CCSPL (Commission de contrôle des Services Publics Locaux), à la commission d'accessibilité pour les personnes handicapées… Chaque fois que nous contestons la répartition des délégués et en réclamons un de plus, le Maire très civilement dit qu'il y réfléchira et reporte pour ce faire la décision au prochain Conseil Municipal. Pierrette Chiesa rappelle que ce sont souvent les mêmes élus qui sont désignés et espère que les personnes en question seront bien présentes.

Questions diverses : Bruno Ressouche (PS) rappelle que la caserne Vercingétorix va revenir dans le patrimoine de la ville suite à l'abandon du projet médiathèque. Il demande quel est le projet, car il est impossible de la démolir pour en faire un parking. La toiture est en mauvais état elle ne tiendra pas un ou deux ans de plus, et sa seule réfection coûtera 1 à 1.5M€ hors taxes. Que devient l école de musique ? Va-t-elle aussi au couvent ? Comment continuer la réhabilitation du quartier gare ? Ce quartier ne peut pas rester une friche urbaine, il en va de l'image de la ville. Est-ce que l'abandon de la médiathèque signifie le renoncement à sa rénovation ? Pierre Pécoul répond qu'il est hors de question de renoncer au quartier gare. L’école de musique restera là ; on ne peut pas démolir évidemment, mais peut-être transférer le centre social Joseph Gaydier qui doit être reconstruit. Il peut aussi y avoir un projet privé. Stéphane Friaud s'étonne de cette idée de promoteur, il les trouve mal renseignés ; en effet logic-immo.com publie un spécial Riom : c'est un publireportage qui décrit une ville où on a envie de se rendre, on y vante la proximité de Clermont-Ferrand, la qualité des infrastructures, et il est dit que pour conserver son pouvoir d'attraction, la nouvelle municipalité veut rénover le centre-ville et le quartier gare avec une médiathèque ! Stéphane Friaud persifle : il faut prévenir le promoteur que c'est de la publicité mensongère, qu'il n'y aura pas de médiathèque au quartier gare…  

Questions dans la salle : Georges Tarnowka appelle l'attention de la nouvelle municipalité sur le quartier Ilot Grenier. Il souhaite que se mette très vite en place 4 actions : 1/ relancer un appel d'offre pour le PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, c’est le document d’urbanisme adapté au centre-ville classé) 2/ effectuer rapidement les travaux d'urgence, lierre, arbres, gouttières, mur qui s'écroule… 3/ continuer les travaux de sécurisation 4/ réhabiliter. On lui répond que la volonté politique est bien là, c'est Jacques Lamy (adjoint urbanisme) qui suit le projet. Il y aura collaboration avec les riverains de l'Ilot Grenier, ils participeront à tout ! On met en place une procédure contre le cabinet défaillant. Ce quartier attend sa rénovation depuis plus de 30 ans, de nombreux projets se sont succédés et ont été abandonnés... C'est le Vert Bruno Frégonese qui avait la charge de ce dossier au mandat précédent, et il s'y est arraché les cheveux ! Et M.Tarnowka n'a pas manqué de l'interpeller à chaque conseil municipal sur ce sujet.

Puis vient la passe d'armes sur la non -scolarisation des enfants du voyage.

Un autre citoyen dans la salle questionne sur la politique jeunesse car l'abandon de la médiathèque et la réponse de Madame Laffont sur l’inutilité de scolariser ces enfants l'inquiètent. Il demande une clarification qui ne viendra pas, du moins ce soir.

 

RDV au prochain conseil, le vendredi 27 juin à 19h.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:50

Conseil communautaire du 20 mai 2014

 

Aïe, j’ai du retard… On va dire que le démarrage était difficile mais que je vais trouver le rythme pour vous faire mes comptes-rendus…

Les différentes commissions sont créées, tout conseiller municipal peut siéger même s'il n'est pas élu à la communauté de communes. Vous trouverez leur composition ici. Les indemnités du président et des vice-présidents (VP) subiront une baisse globale de 4% malgré les deux VP supplémentaires ; cela représente une baisse de 20% par rapport au montant total de l'indemnité précédente. Stéphane Friaud souligne que cette baisse est anecdotique et démagogique : « vous aviez dit stop au cumul des mandats or vous êtes plusieurs à cumuler ; des élus investis doivent diminuer leur activité professionnelle et donc être indemnisés en conséquence ». Pierre Pécoul répond que les budgets sont réduits de tous les côtés, donc on fait un effort. On sait que les élus y passent beaucoup de temps. Stéphane Friaud : « s'il faut faire des économies, faites-les sur la délibération de la médiathèque, les dépenses seront 200 fois supérieures à l'économie induite par la baisse par cette baisse ! ». L’opposition s’abstient.

 

Ensuite vient le dossier tant controversé de la médiathèque et de l'école de musique. La délibération propose la résiliation du marché de maîtrise d'œuvre et du marché de contrôle technique, et propose d'arrêter l'opération au terme de la phase APS (avant-projet sommaire, on brosse à grands traits le projet architectural). Stéphane Friaud s’étonne de cette urgence, aucune commission ne s'étant réunie la nouvelle équipe n'a pas eu tous les éléments pour décider. De plus, il n’y a eu aucun aucun compte-rendu des négociations avec l'architecte et pas d’étude non plus sur le site alternatif. « On sort du dispositif sans savoir où on va, vous en faites une question de principe ? »  Jacques Vigneron (UMP, ancien VP Culture, maire Marsat) dit qu’il va voter contre cette délibération pour le bien des habitants de Riom Communauté. Jacques Vigneron refait l'historique de la décision de construction de la médiathèque, prise en 2011, et du choix du site. "Il y a eu un groupe de travail, ça n'a pas été précipité mais on avait bien décidé qu'on pouvait arrêter à chaque phase APS ou APD. La prise de décision a peu coûté, les 3 candidats évincés ont reçu 113 000 € ; le candidat retenu, qui a fait la phase APS, a reçu 154 000€, soit seulement 40 000 de plus. Les études de programmation peuvent resservir, mais si on arrête le projet les 450 000€ déjà dépensés seront perdus. On pourrait effectivement trouver un autre lieu, et faire ce projet pour moins cher, mais il y aurait beaucoup moins de services, de surface et de subventions, cela ferait 1.5M€ de perdus. La caserne a été achetée pour l’€ symbolique ; l'autre lieu pressenti pourrait faire 1.3M€, et que faire de la caserne ? Un éventuel nouveau projet serait plus cher et moins adapté". Daniel Grenet (UMP Riom) : si on pouvait faire moins cher, alors pourquoi ne l'avez-vous pas fait ? Et l’interpellé répond logiquement : c'était la commande d'un niveau de service et des mètres carrés qui vont avec. Boris Bouchet affirme que cette délibération enterre tout projet de médiathèque, qu'elle concerne toutes les catégories de population et tout le territoire, qu'elle remet en cause un projet longuement élaboré et le réaménagement du quartier gare. Les nouveaux habitants (suite à l'arrivée possible de cadres Michelin) n'auront peut-être pas très envie de venir, ils ont besoin d'équipements attractifs pour les jeunes. Marc Régnoux (UMP, VP, maire Mozac) répond qu’on n'a pas consulté les habitants pour la médiathèque, et ça fait 500€ chacun ! On aurait pu choisir de faire un pôle culturel. Les habitants ont voté Pécoul et le projet médiathèque a pesé lourd dans ce choix. Alain Vassort (PS, Ménétrol) lui rétorque que s’ils n’ont pas été formellement consultés, les habitants se sont largement exprimés dans le projet de territoire et n’ont rien dit là-dessus. Il est surpris par la précipitation, on vote pour que 700 000 € s'envolent en fumée sans études ni débat contradictoire, il n'y a aucune projection dans l'avenir ! Y aura-t-il un jour une médiathèque ? C’est un mauvais signe pour la jeunesse. José Dubreuil (PC, Riom) demande solennellement de ne pas camper sur un principe et de seulement suspendre le projet 6 mois pour réfléchir. Pierre Pécoul s’entête : non, ça va coûter trop cher, et on trouvera des subventions identiques. On va discuter avec le Conseil Général, le conseil Régional et l'Etat pour étudier les différents sites dont la caserne. Il met au vote : 9 contre (l'opposition + J.Vigneron) abstention de Marie-Pierre Lorin (DVG, maire La Moutade).

 

Voilà pour ce Conseil, que je quitte fort triste de cette décision lamentable. On n'est pas prêts d'avoir une médiathèque à Riom, et je gage que les salariés vont continuer longtemps à travailler dans ces locaux obsolètes...

Allez, RDV dans 6 ans pour les prochaines municipales, place de la médiathèque !!!

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 10:28

Scandaleuse information au conseil municipal de Riom


indifférenceHier soir Boris Bouchet (PC) est intervenu en fin de conseil pour poser une question concernant la scolarisation des enfants de voyageurs. En effet, à l'école Pierre Brossolette, une famille de gens du voyage s'est présentée pour inscrire deux enfants d’âge scolaire. La mairie a refusé d'inscrire ces deux enfants sous prétexte que la famille est en stationnement illégal.

 

Boris Bouchet a rappelé la loi qui établit un droit imprescriptible à la scolarisation obligatoire entre 6 et 16 ans, quel que soit le statut des enfants. C’est Françoise Lafond (déléguée à la Sécurité publique et à la Prévention de la délinquance) qui apporte la réponse de la municipalité. Elle affirme, en tant qu'avocate, bien connaître la loi. La municipalité était réticente pour inscrire ces enfants car elle a établi une politique de fermeté vis-à-vis des gens du voyage. On ne doit pas tolérer le stationnement aux abords de la ville, et on privilégie le dialogue… qui a donc porté sur la nécessité de partir le plus vite possible. Cette famille s'est engagée à rester une quinzaine de jours au maximum et est partie au bout d'une semaine. « Je ne voyais pas l'intérêt de les scolariser pour si peu de temps », a-t-elle ajouté. Pierre Pécoul souligne qu'il faut intervenir car il y a des dégradations : les bornes d'incendie ont été cassées, c'est nous qui payons. Mais nous ne saurons pas si c’est cette famille qui est responsable, et si c’est le cas, a-t’il porté plainte ?

 

Quand Boris Bouchet précise que la scolarisation est obligatoire même pour une journée, des huées se font entendre dans la salle et j'ai distingué clairement « prends-les chez toi ! » venant de la part du père d'un conseiller municipal. Je suppose qu’il en faudrait peu pour qu’il rajoute qu’Hitler n'en n'a pas tué assez pendant la guerre…  Je suppose aussi que les mêmes distingués personnages reprochent aux Gens du Voyage de ne pas vouloir s’intégrer ? Oh, je ne fais pas d’angélisme et ne prétends pas que la qualité de GdV donne tous les droits aux personnes. Mais ne faudrait-il pas, quand on prétend faire respecter la Loi (sur le stationnement illégal), commencer par respecter soi-même la Loi (sur la scolarisation des enfants) ? Qui sème la haine récolte la tempête, un jour ou l’autre…

 

 Il aurait été intéressant d'entendre la position de Madame Schottey, adjointe à l'éducation, mais elle n'a pas jugé nécessaire de compléter la déclaration de sa collègue. Peut-être qu’elle n’a pas été consultée ?

 

Je rendrai compte dans un prochain post des autres points de ce conseil municipal mais celui-ci m'a tellement révoltée que je souhaitais vous le faire connaître le plus vite possible.

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Published by Agnès Mollon - dans CQVNLP
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