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  • : Les écolos du Pays de Riom
  • Les écolos du Pays de Riom
  • : Des élus, des militants de partis ou d'associations, des citoyens sans appartenance qui se reconnaissent dans les thèmes écolos.
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PENSER GLOBAL AGIR LOCAL

Vous vous êtes résigné à voter utile pour les présidentielles, mais votre besoin d'écologie est resté insatisfait. L'urgence est derrière nous
 

 

Vous en avez assez de la crise économique ? 

Cette crise est sociale, environnementale et financière, c’est une crise systémique, dont on ne pourra sortir qu'en s'engageant dans de profonds changements. Les citoyens paient la crise provoquée par les banques d’affaires et les spéculateurs, avec l’assentiment des Etats.

Vous ne croyez plus que la croissance nous sauvera ? La recherche systématique de quelques centièmes de point de croissance supplémentaire ne résoudra pas l’affaire, contrairement à ce qu’on nous martèle chaque jour. La croissance qu’on a connue dans les années 70 est terminée, parce qu'elle se basait sur une consommation effrénée d'énergie et de matières premières qui s'épuisent aujourd'hui. Nous avons besoin d'un autre modèle de civilisation.

Vous voulez  recréer de l'emploi, et une transition énergétique durable, ambitieuse, la seule à même de limiter dans le temps l’augmentation du prix de l’énergie, protégeant votre santé et celle de vos enfants ?

La problématique écologique ne peut pas être simplement traitée par des solutions purement économiques, des ajustements mineurs. Les activités les moins polluantes, les énergies renouvelables, les circuits courts offrent plus d'emplois, et c’est un élément décisif aujourd’hui en période de crise et de montée du chômage. Remettre en question nos modes de vie, c’est franchir un pas déterminant pour traiter globalement la question écologique : la gestion des déchets, l’épuisement des ressources, les atteintes irrémédiables à la biosphère …


Et en plus, ça pourrait se faire dans la joie et la bonne humeur !

Moins de biens Plus de liens !

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 07:03

imagesetudeogm.jpgVous avez suivi il y a quelques semaines la polémique suite à l'étude du professeur Séralini sur l'effet d'un maïs génétiquement modifié sur les rats.

Evidemment, les grandes firmes fourbissent leurs armes pour remettre en cause ce travail: ils prétendent que Gilles-Eric Séralini n'est pas objectif, alors que bien sûr les experts qui disent que les OGM ne présentent pas de dangers sont, eux, parfaitement indépendants !

Bref, pour vous faire une idée de "l'objectivité" et du caractère scientifique des études habituelles, vous pouvez consulter ce document, édité par Inf'OGM (avec le  soutien de la Région Poitou-Charentes! Ce serait inimaginable en Auvergne vu la puissance de Limagrain !)

Il fait 64 pages, je sais c'est un peu long. Mais quand on veut aller au fond des choses, on ne peut pas résumer en une feuille A4 !

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Published by riom écolo - dans Agriculture
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:20

Dans mon mandat au Conseil Régional, je me suis toujours opposée à ce que ma collectivité accorde des subventions aux cultures d'OGM en plein champ. Plus largement, n'imaginons pas que les OGM sont une solution pour lutter conte la faim dans le monde, comme le prétend encore Limagrain ! La faim dans le monde est liée aux guerres et aux conditions économiques, pas à un manque de production agricole.

 

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Les semences ont été pendant des millénaires exclues du système marchand : les agriculteurs se les échangeaient. Leur évolution lente permettait à tout l'écosystème de s'adapter. Ce sont les grandes firmes qui produisent des OGM, Bayer, Dupont, Monsanto, LImagrain..., et les paysans n'ont pas le droit de ressemer leur récolte ! Belle source de revenus pour les multinationales !

Alors aujourd'hui, je salue moi aussi ces décisions de justice qui font reculer le pouvoir des agroindustriels.

 

Le  maïs "MON810" - MON pour Monsanto- a été conçu pour résister à des insectes ravageurs par la sécrétion permanente d'un insecticide, et sa mise en culture représente une triple menace : environnementale, socio-économique, et sanitaire. Le Conseil d'Etat a confirmé l'interdiction de sa culture en France.

 

Le communiqué d'Europe-Ecologie Les Verts


Justice et mobilisation paysanne : Monsanto perd du terrain, l'agriculture paysanne et la population en gagnent
Deux décisions de justice, l'une rendue au Brésil, l’autre en France, viennent d’infliger à la firme Monsanto, chantre des organismes génétiquement modifiés (OGM), deux sérieux camouflets. Le 4 avril 2012, la justice brésilienne, par une décision d'un tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul, a refusé à Monsanto le droit de prélever des royalties sur le soja OGM, lorsque ce dernier était replanté. Le juge a non seulement ordonné de suspendre la collecte des redevances (royalties) sur les semences de soja vendues pour Monsanto, mais il a également ordonné le remboursement par Monsanto des frais de licence déjà perçus, en soulignant que ces pratiques commerciales et financières violaient la loi brésilienne sur les variétés.

Dans un autre registre, le 18 mai dernier, c’est le Conseil d'Etat français qui a rejeté un recours en référé déposé par deux sociétés de Midi-Pyrénées contre l'arrêté d'interdiction du maïs transgénique Monsanto sur l’interdiction de cultiver le très controversé MON810. Les deux sociétés s’opposaient à l’arrêté pris mi-mars par le précédent gouvernement visant à interdire « temporairement » la culture du MON810 en France. Certes l’affaire n’a pour l’instant pas été jugée au fond, le Conseil d’Etat se prononcera ultérieurement, mais le rejet du référé permettra de passer la période des semis et de rendre effectif cette interdiction temporaire.

Europe Écologie Les Verts salue ces décisions de justice pour deux raisons principales. D'une part, sur le fond, elles rappellent à Monsanto que dans une société de droit, la finance et la puissance industrielle ne peuvent pas tout. La force de ses conseils et le lobbying organisé par Monsanto pour imposer partout dans le monde ses OGM dans le seul but d'augmenter ses profits au détriment de la souveraineté alimentaire, de la santé des consommateurs, de l’indépendance et du savoir-faire traditionnel des paysans ne peuvent pas outrepasser dans un état de droit, une justice indépendante.


D'autre part, EELV observe que ces deux décisions de justice sont le fait d'actions engagées soit en demande, soit en défense par des organisations syndicales et des associations de défense d'une agriculture paysanne ou biologique. C'est une nouvelle démonstration que des organisations syndicales, des associations et des ONG fortes et indépendantes sont des éléments indispensables au bon fonctionnement d'une démocratie vivante et protectrice des droits de la population.

EELV veillera dans le cadre de la future majorité parlementaire à maintenir l’interdiction de la culture des OGM, mais également au développement et à la protection d'une expertise indépendante et reconnue, ainsi qu'à la protection des lanceurs d'alerte.

Pascal DURAND,
Porte-Parole

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Published by agnesmollon-legislatives-riomcombrailles - dans Agriculture
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 19:36

Les rats taupiers pullulent dans nos montagnes (mais je vous rassure, contrairement aux bruits qui courent, ce ne sont pas les écolos qui les ont lâchés…). C’est un drame pour les agriculteurs et éleveurs, car ces satanées bestioles peuvent détruire une prairie ou une culture en très peu de temps.

Ces pullulations ne sont pas nouvelles, on les observe de manière cyclique depuis longtemps, mais elles prennent des proportions insensées depuis quelques années. Il faut dire que les rates se reproduisent tous les 2 mois, autant dire comme des lapines...

Pourquoi une telle importance de ce phénomène maintenant ? On avait autrefois en montagne des portions de prairies, de cultures, des haies, des talus. Et aussi des prédateurs, particulièrement les renards. Quand il y a  du campagnol sur son territoire, le renard ne s’amuse pas à aller courir derrière des proies plus difficiles par esprit sportif, il le chasse !

Maintenant, les rats pullulent à une vitesse folle car il y a de grandes prairies bien retournées avec de l’herbe tendre. S’ils se heurtaient à un talus pierreux, ce serait plus difficile et en plus ils risqueraient de tomber sur des prédateurs, mais on a eu tendance pour faciliter la mécanisation de l’agriculture à supprimer talus et haies. On a agrandi les surfaces de même nature, on a tout retourné pour faire de l’herbe de production (c’est une galerie merveilleuse, pas d’obstacles, pas de talus – on peut observer que s’il y a une pullulation d’un côté, il n'y en a pas de l’autre). On a classé les prédateurs des rats en nuisible (martre, renard…). Bien sûr, personne n’avait imaginé ce faisant que ça faciliterait la reproduction des rats taupiers, mais il faut maintenant rétablir ce qu’on appelle l’équilibre écologique.

 

1)      Prévention primaire, garder un milieu diversifié, en mosaïque ;  protéger les milieux de vie des prédateurs naturels.

Les carnivores et le milieu ne suffisent pas à arrêter les pullulations, mais ils les retardent, les maintiennent à un niveau plus bas et accélèrent la chute.

 

Et voilà ce qui explique mon titre provocateur :

 

2)      Prévention secondaire grâce à une cellule de veille par des professionnels de la DRAAF, ce pourrait être le rôle de la cellule de protection des végétaux ; elle  fait le tour des prairies, et répond aux signalements des agriculteurs qui constatent un début de pullulation (ça se repère au nombre de taupinières à l’hectare)
3)      Lutte : la DRAAF préconise des interventions, du piégeage, éventuellement un tout petit peu de poison sur des surfaces ciblées, bien enterré et posé dès le début de la pullulation. Si on empoisonne largement, on sera toujours condamnés parce que ça tuera toujours des animaux protégés.

 

vache folle et nucléaire fou1Tout le monde doit être raisonnable dans cette affaire, on ne peut pas admettre qu’on détruise des espèces protégées pour lutter contre ce fléau car de toutes façons la nature est toujours la plus forte. Mieux vaut s’en faire une alliée qu’épuiser vainement ses forces contre elle.

 

Grand merci à mon estimé collègue Christian Bouchardy pour cet éclairage du problème.

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